Fiche Conseil

Vous avez du diabète ? Confiez nous votre lecteur de glycémie.

 

Nous en extrayons les données dans le but d'imprimer un dossier complet avec courbes et graphiques facilement interprétables par votre médecin traitant et votre diabétologue. Quand un patient apporte un carnet rempli de chiffres, le médecin ne peut pas étudier attentivement plus de 15 jours car il est difficile, faute de temps, de remonter plus loin. Alors que l'étude de graphiques en couleur permet une analyse complète et rapide, sur toute la période écoulée. Ce dossier imprimé est précieux notamment avec le diabétologue que l'on ne consulte qu'une ou deux fois par an ! L'étude des glycémies moyennes par plage horaire permet d'adapter les prises d'insuline tout au long de la journée

 

 

Distinguer les diabetes

Le diabète insulinodépendant (ou de type 1) se déclare au cours de l'enfance ou chez les adultes jeunes, et le diabète de type 2, non insulinodépendant (DNID), touche plutôt les adultes en sur poids au-delà de la cinquantaine. Ils ne requièrent pas les mêmes exigences diététiques.

Dans le premier cas, le patient conserve un régime proche de la normale mais doit gérer ses apports glucidiques en fonction de ses doses d'insuline. Dans le second cas, le régime vise avant tout à perdre du poids et suffit dans de nombreux cas à normaliser la glycémie.

 

Lutter contre le surpoids

Cette lutte est très importante. Les facteurs génétiques et diététiques sont étroitement liés dans la survenue du DNID. C'est en effet une des maladies héréditaires les plus fréquentes chez l'adulte, et l'existence d'un diabète chez l'un des membres de la famille doit faire rechercher la maladie chez les autres membres.

Un enfant ayant un parent diabétique a plus de risques de développer lui-même la maladie. Les prédispositions génétiques peuvent être amplifiées ou modérées par l'alimentation, qui est un facteur tout aussi important de cette maladie.

La surcharge graisseuse abdominale et viscérale est le plus important facteur de risque favorisant l'apparition du diabète. Les deux ennemis alimentaires sont les sucres rapides et les graisses. La haute densité calorique des lipides et la consommation de plus de 30 % de l'apport calorique sous forme de produits riches en saccharose favorisent le développement de la surcharge graisseuse et induisent une perte de sensibilité progressive à l'insuline.

Alimentation et DNID

Le DNID survient presque toujours chez un patient qui est ou a été obèse. Les mesures diététiques peuvent souvent à elles seules normaliser les désordres du métabolisme glucidique, mais elles devront bien sà»r être poursuivies en présence d'un traitement. Les objectifs prioritaires sont la perte de poids et la restauration d'un équilibre alimentaire, y compris chez le normopondéral, pour abaisser la glycémie et à long terme prévenir les complications. L'alimentation du patient diabétique doit se répartir en 55 % de glucides, 30 % de lipides et 15 % de protéines, avec une restriction calorique si les apports sont excessifs.

 

Les catégories d'aliments

 

Les sucres

 

L'intérêt des fibres

Les fibres ralentissent l'absorption des glucides et limitent donc l'hyperglycémie postprandiale. Elles ont aussi un effet bénéfique sur la satiété, le transit intestinal, et diminuent l'absorption des triglycérides. Privilégier les fibres solubles, mieux tolérées : fruits, légumes, légumineuses, orge, avoine, pain aux céréales. En cas d'intestin irritable, il est recommandé de cuire et de mixer les fruits et légumes.

 

Le choix des graisses

En pratique : remplacer le beurre par la margarine, consommer des laitages à 0 %, restreindre les viandes grasses et la charcuterie, limiter l'huile à une cuiller à soupe par jour et consommer du poisson trois fois par semaine.

Les huiles de soja, colza et lin (les plus riches en oméga-3) ne se consomment que crues, sous peine de détruire les acides gras qu'elles contiennent.

 

L'importance des protéines

Chez un diabétique, les besoins en protéines sont accrus et il est important de respecter un apport quotidien supérieur à 15 % de la ration calorique, soit au moins 1 g de protéine par kg et par jour. Il faut toutefois apprendre à choisir les protéines car certains aliments en contiennent beaucoup mais n'apportent pas tous les acides aminés essentiels, comme par exemple les légumes secs, ou contiennent beaucoup de graisses saturées comme la viande. Privilégier la consommation de poisson, de viande maigre, d'oeufs (en l'absence d'hypercholestérolémie), associer les légumineuses avec des céréales.

 

Organiser ses repas, répartir l'apport glucidique sur les trois repas principaux et deux collations, prendre un féculent et un fruit à au moins deux repas.


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Auteur : H.P.I.

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